Institut Bois-Robert - Depuis 1968

Philosophie de notre Collège et Lycée privés

Si le pensionnat privé de l’Institut Bois Robert est né en 1968, sa gestation date du début des années soixante, époque particulièrement “riche” en troubles sociétaux générateurs de profondes remises en cause qui allaient conduire aux manifestations de 1968.

Une décennie suffit à ébranler les bases de l’Éducation Nationale pour élaborer de nouveaux principes d’enseignement où le meilleur côtoya le pire.

Jeune principal de collège en 1963, Jean Patier, fondateur de l’Institut et Internat Privé Bois-Robert, s’était “frotté” aux institutions anglo-celtes dans ce qu’elles avaient d’excellent, les célèbres “Public-schools”. Se référant à Thomas Arnolds, fameux réformateur au XVIIIe siècle de ces établissements, il se prit à espérer ouvrir une école dont l’esprit répondrait aux mêmes vœux.

Au dixième anniversaire de la fondation de l’école privée Bois-Robert, il s’exprimait ainsi devant une nombreuse assemblée de parents et d’autorités académiques et politiques : “Nous retiendrons comme signe distinctif de notre institut cette première qualité qui fait que nous pouvons mériter ce beau nom d’école libre : libre d’enseigner le Vrai, de pratiquer le Bien, de disposer à la Sagesse, libre de se donner ces règles d’or qui sont premièrement l’acquisition harmonieuse et équilibrée du savoir et secondement l’art de considérer la tâche éducatrice comme un tout comportant l’éducation de l’esprit, du corps, du cœur et du courage.”

À cette déclaration de principes répondait alors un parent d’élève, Président Honoraire d’Université : “Dix ans pour se faire la réputation acquise par Bois-Robert, c’est peu. Elle est grande et grandit chaque année. Il suffit de quelques conversations avec des parents d’élèves ou d’anciens élèves de l’’Internat pour se rendre compte de l’indice élevé de satisfaction dont bénéficie l’internat.

Quels sont les facteurs d’un tel succès, à une époque où les enseignements, les enseignants, les collèges, les lycées, les écoles et les facultés font l’objet de critiques généralisées bien que parfaitement divergentes quant au fond ? Le charme des lieux, les conditions matérielles de l’hébergement, l’intelligente mais réelle discipline qui règnent à Bois-Robert n’y sont pas étrangers. Ce sont qualités rares, donc appréciées. À elles seules, elles ne suffiraient à en faire qu’une excellente pension. Or l’Institut est bien mieux et bien plus : une véritable école en internat où l’on forme, où l’on instruit, où l’on éduque.

La formation consiste à mouler l’esprit des jeunes afin de leur transmettre l’expérience et la connaissance acquises par les générations antérieures, et de leur permettre ainsi d’être mieux et plus tôt aptes à comprendre le monde. Elle concerne donc essentiellement le Savoir.

Étymologiquement et par essence, l’instruction est un dressage du caractère, des talents et des aptitudes de l’homme, qui permet à celui qui en bénéficie de tirer le meilleur de ses dons naturels. Elle vise donc le Savoir Faire.

Éduquer, c’est apprendre à autrui à se conduire lui-même. C’est permettre à l’enfant, puis à l’adolescent de devenir un adulte capable d’assumer la responsabilité de lui-même et celle des autres. L’éducation conduit au Savoir Être.

Deux règles d’or dominent tout idéal éducatif, dès lors qu’il donne priorité à l’homme et non à l’organisation collective :

  • la première est l’acquisition harmonieuse et équilibrée du savoir, du savoir faire et du savoir être ;
  • la seconde est de considérer la tâche éducatrice comme un tout comportant l’éducation de l’esprit, du corps, du cœur et du courage.

Quelles que soient ses inspirations philosophiques, tout système scolaire humaniste se fonde sur ces deux piliers de la sagesse pédagogique depuis Platon jusqu’à Gaston Berger en passant par Montaigne, Rousseau et Jules Ferry. En passant par l’enseignement privé de Bois-Robert aussi.

Ce sont précisément, me semble-t-il, les voies et les moyens que l’équipe de l’Institut de Bois-Robert a su retrouver sous l’impulsion d’un Directeur ardent et énergique. C’est le sens de ces finalités qui guide leur action et explique leurs succès.”

Dévoués à leurs tâches, attentifs à chaque enfant et fidèles à la ligne pédagogique qui forme la base du contrat tripartite qui lie l’Établissement, l’enfant et sa famille, les enseignants de l’école Bois-Robert savent concilier les données traditionnelles et les recettes éprouvées avec les méthodes modernes et les moyens nouveaux de la pédagogie. Cet équilibre lui est également précieux. Il est aussi à la base des succès de l’école.

Ici, nous sommes loin de l’anarchie pédagogique, de l’expérimentation continue sur des enfants-cobayes, du laisser-aller éducatif, voire dans les pires des cas, du délire oniro-pédagogique qui marquent certains établissements publics ou privés, confessionnels ou non, depuis une décennie.

Sur ce plan, l’Internat de France Bois-Robert a su également retrouver les chemins de la vraie laïcité, celle qui privilégie la liberté et la responsabilité individuelles, celle qui repose sur la tolérance, l’ouverture et la compréhension des autres, celle qui laisse à chaque conscience le soin de déterminer sa foi et de manifester sa charité, celle qui respecte l’enfant et qui ne traite pas la famille en ennemie.

Telles sont en tous cas les raisons qui ont conduit un fils d’instituteur, un ménage d’enseignants publics, indéfectiblement et profondément laïques, à confier leur fils à Bois-Robert, et ceci malgré le lourd sacrifice pécuniaire que cela représente. “C’est parce que chaque semaine, nous pouvons suivre ses progrès que je n’ai pas hésité à apporter un témoignage qui, nous l’espérons, pourra servir à d’autres.”

Cette liberté est d’abord celle des parents, dans le choix de l’école de leurs enfants, et celle de ces derniers qui corroborant l’élection de leurs parents, acceptent les principes éducatifs de l’Institut et s’engagent à les respecter. Elle est ensuite celle des professeurs qui privilégient l’esprit et les méthodes de l’école dans laquelle ils choisissent de s’investir. Elle est enfin celle du directeur qui préside au fonctionnement de l’institut, dans les termes d’un contrat moral établi avec les parents, les élèves et les professeurs.

Quarante années ont passé et l’école privée Bois-Robert a évolué. Demeure cependant la devise de la maison “La victoire récompense la ténacité” et l’esprit de l’Institut résumé dans ce souhait exprimé par le fondateur, lors de la fête traditionnelle en mai 1985, s’adressant à ses élèves : “Attachez donc votre char à une étoile comme celle figurée sur votre écusson et que votre vie soit pleine de la passion dévorante de cette cité étoile dont Guillaume Budé disait qu’elle est suspendue sous le ciel et au-dessus des turpitudes du monde”.

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